Cette journée de samedi s'annonçait très agréable.
Temps ensoleillé, mer d'huile : idéal pour se retrouver entre amis et enfourcher les jets ski !
Au programme : balade sur les ilôts, plongée PMT sur la barrière de corail, repas et bronzette au Phare Amédée et retour en fin de journée.
PJ ayant déjà manié l'engin lors de sa formation de "nageur sauveteur", c'est sans crainte que je me suis glissée derrière lui, prête pour les sensations fortes !
Je ne croyais pas si bien dire...
La première partie de journée se déroula sans accroc. Le jet atteignait les 80km en moins de 7 secondes : de quoi se faire plaisir. On ralentissait parfois, le temps d'apercevoir une tortue ou un
dauphin (enfin, ça c'est Anne-Claire qui les a vus... elle avait compris qu'il était inutile de "bomber" comme un dingue... à la différence de PJ...)
Mais bon, pour l'instant, j'appréciais ma petite virée. Je me sentais en sécurité.
Grossière erreur.
Après le repas et la pause farniente au Phare Amédée, vint le moment du retour. 30 minutes pour rallier la côte. Comme un grain se dessinait à l'horizon, notre guide nous suggera de "ne pas
mollir" si on voulait rentrer au sec.
Je confiai le guidon à PJ, oubliant qu'il n'avait pas lésiné sur le punch et le vin lors du repas ( ce fut là l'erreur qui scella mon destin !)
En effet, ni une ni deux, PJ se mit à faire "son vieux kéké". Il mit la pleine gomme, les vagues tapaient sous le jet, et déjà je ne sentais plus cette partie de mon corps qui jadis me
servait de fesses. J'étais aggripée à PJ comme une vantouse. C'est à ce moment-là qu'il tenta une "session freestyle".
Mauvais choix.
Il lançait le guidon une fois à gauche, une fois à droite, histoire de "remuer" le jet. A chaque virage, la machine dérapait comme sur une patinoire.
Alors, essayant tant bien que mal de décrisper mes dents, je préparais cette phrase à l'oreille de PJ : "Rassure-moi, tu as aussi été formé à ce genre de manoeuvres ?"
Malheureusement, je n'eu pas le temps d'aligner les deux premiers mots. Alors que PJ, pour la dixième fois, tentait un "dérapage" à gauche, une petite vague viscieuse est venue s'interposer. Le
jet a tapé et pilé. Et ses deux occupants ont littéralement été "éjectés".
Après je ne me rappelle plus de grand chose : mon dos et ma nuque qui percutent l'eau, le corps de PJ qui me tombe dessus (un choc dont on se remet difficilement ! LOL), un
grand flash blanc.
J'ai cru que je mourrais, l'ônculé ! lol
Bon, trève de plaisanterie. On a eu plus de peur que de mal. Et même si depuis ce jour, nos deux paires de lunettes de soleil dorment au fond de l'océan (les boules !!), et qu'on a des
courbatures un peu partout, ça aurait pu se finir bien plus mal.
Morale de cette histoire : "En jet si tu blagues, tu finis par manger la vague"
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